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Culture-passion, le site culturel d'un "honnête homme", tel qu'on l'entendait au XVIIe siècle

Vous y trouverez une présentation critique de nombreux films et livres ainsi que des articles sur des photographes, des peintres, des philosophes, et des oeuvres musicales classiques.

Nouveautés :

Cinéma              L'épouvantail                                                                                                                                                       Jerry Schatzberg     

Film américain de Jerry Schatzberg sorti en 1973. Grand Prix au Festival de Cannes en 1973.
Très agréable film américain, avec deux très bons acteurs (Gene Hackman formidable), des hommes tout en bas de l'échelle sociale, qui parcourent une partie des Etats-Unis à pied, pris en stop par des paysans qui les font voyager dans une bétaillère, ou passagers clandestins de trains de marchandises. L'Amérique profonde...
Max sort de prison et rêve, avec ses petites économies, de fonder une entreprise de lavage de voitures. Lion s'était engagé dans la marine et voudrait enfin connaître son enfant qu'il n'a jamais vu. Alors nos deux vagabonds vont faire route ensemble...
Le tout baigné dans une très belle lumière qui plonge lefilm dans une atmosphère assez lugubre..

Littérature              L'accent grave et l'accent aigu                                                                                                               Jean Tardieu
Jean Tardieu est un grand poète français né en 1903 et mort en 1995. Il est également l'auteur d'oeuvres en prose et de pièces de théâtre.
Les poèmes de ce recueil ont été écrits de 1976 à 1983 et édités dans la magnifique collection "Poésie/Gallimard.
Le poète est sous l'emprise d'une angoisse métaphysique et existentielle. Mais la poésie ne s'explique pas, comme la musique, elle se ressent. Alors régalez-vous avec "les caractères illisibles", "le clown et son alter ego", "Nouvelle énigme pour Oedipe"....                           
                                                       Vieil homme vieil homme
                                                       arbre à la dure écorce
                                                      de quels bourgeons es-tu capable encore ?
Philosophie                        Cosmos                                                                                                                                                    Michel Onfray
Michel Onfray est un philosophe français, créateur de l'université populaire de Caen, très populaire dans les médias et auteur de plus de quatre-vingt ouvrages.
Influencé à la fois par le matérialisme, l'épicurisme, l'anarchisme, les cyniques et Nietzsche.
Décadence se présente comme une "histoire" du monde vue à travers l'histoire des religions, essentiellement la religion chrétienne. Pour lui, les religions sont avant tout des outils de domination qui coupent les hommes de la réalité du monde.
"Une religion, c'est une secte qui a réussi".
Pour Michel Onfray, le religion chrétienne, c'est la haine des corps et de la chair, le mépris de la sexualité, une vierge qui enfante...
C'est la religion du pouvoir ("Tout pouvoir vient de Dieu" -Saint Paul-) dont s'est habilement emparé l'empereur romain Constantin pour asseoir définitivement son empire.
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Musique                    Stabat Mater                                                                                                                                       Rossini
Le Stabat Mater de Rossini a été créé à Paris en 1842.
Stabar Mater = la mère se tenait debout (près de son fils crucifié) est une oeuvre pour choeur, orchestre et quatre solistes (ténor, basse, soprano, mezzo-soprano). Rossini est avant tout un compositeur d'opéras (le barbier de Séville, la pie voleuse...) et cette oeuvre religieuse doit beaucoup au langage de l'opéra. L'orchestre n'y joue pas un rôle majeur, la vedette étant dévolue surtout aux solistes. Le choeur y présente des parties intéressantes comme ce magnifique "Quando corpus morietur".
L'oeuvre ne plonge pas dans une spiritualité et un mysticisme exacerbés mais la fin est vraiment très prenante.
Il existe de très bonnes versions enregistrées (l'auteur de ces lignes l'a entendu en concert) : Carlo Maria Giulini avec le Philarmonia Chorus et Orchestra par exemple.
Cinéma       Le Christ s'est arrêté à Eboli                                                                                                                Francesco Rossi
Film italien (franco-italien) de Francesco Rossi sorti en 1979.
Adaptation du roman du même nom de Carlo Levi. Splendide film tourné dans les paysages désolés de la région du Basilicate et dans le village irréel de Craco.
L'histoire se passe pendant la période fasciste en Italie (1935). Un médecin artiste (Gian Maria Volontè), écrivain antifasciste, est assigné à résidence à Gagliano, un village loin de tout, où les hommes vivent encore presque comme au Moyen-Age. Eboli est cette gare terminus à partir de laquelle on entre dans une région totalement à l'écard du monde. Le Christ lui-même ne serait pas aller plus loin qu'Eboli....
Levi, le médecin proscrit, le citadin de Turin, va découvrir la vie de ce village et de ses habitants. Tout est merveilleux dans ce film : les hommes, les femmes, les enfants, l'intérieur des maisons.... Un enchantement !
Cinéma              La dolce vita                                                                                                                                                       Federico Fellini
La dolce vita (la douceur de vivre) est un film italien (franco-italien) de Federico Fellini sorti en 1960. Il a obtenu la Palme d'Or à Cannes en 1962.
Ce film est considéré comme un classique du cinéma et c'est la raison principale de son intérêt.
Il est l'image du miracle économique italien de la fin des années 1950. Le film a pour cadre le milieu bourgeois de Rome. IL se compose d'une série de sept petits "épisodes" et raconte les aventures souvent amoureuses d'un journaliste, Marcello Rubini (Marcello Mastroianni) dans la ville de Rome, courses folles en voitures, soirées et nuits décadentes, critique acerbe bien qu'indirecte de la religion (statue du Christ promenée dans les airs attachée à un hélicoptère, faux miracle...), tout ceci dans une société oisive et débauchée, ce qui lui a valu entre ordre d'être un objet de scandale à sa sortie.
Littérature           Les démons    (Les possédés)                                                                                                                                          Dostoievski
"Les démons" est un roman de Dostoievski paru en feuilleton en 1871/1872.
Roman ne semble pas un terme bien exact pour ce livre; il s'agit plutôt d'un voyage littéraire dans le monde si particulier de Dostoievski. Il ne s'y passe pas grand chose, ou plutôt une multitude de situations et de bribes d'évènements. De nombreux personnages interviennent et l'on s'y perd facilement. Le monde de Dostoievski, c'est un monde mystique, ou l'amour de la terre russe et de son peuple se mêle à une religion populaire et à un questionnement perpétuel sur le socialisme et la révolution. Bien sûr, l'aristocrate Nikolaï Stavroguine est secrètement marié à Maria Lébiadkine la malade mentale. Il y a aussi le forçat évadé Fedka qui erre la nuit dans la ville...
Il faut entrer avec passion dans ce monde de la Russie du 19è siècle et s'intéresser à la biographie de l'auteur (Dominique Arban : Dostoievski au Seuil) pour mieux comprendre ces pages foisonnantes. Dostoievski dont le père, médecin, alcoolique après la mort de sa femme, a été assassiné par ses serfs. Dostoievski le "torturé", le "romancier des fous"...
"Je suis passionné de mystères, je suis un imaginatif, un mystique..."
Littérature       My absolute darling                                                                                                                                              Gabriel Tallent
Premier roman d'un jeune auteur américain, un best seller dès sa parution aux Etats-Unis.
C'est un récit très dur, parfois presque insoutenable, au coeur d'une certaine Amérique profonde faite de violence, de nature exubérante et de fascination pour les armes à feu.
Julia, 14 ans, qu'on appelle Turtle (et Croquette pour son père) vit seule avec celui-ci en Californie dans une "maison" qui semble vraiment en très mauvais état. Ce père ne travaille pas, sa fille n'aime guère l'école et préfère démonter, nettoyer remonter des armes et faire des cartons. Ce père est extrêmement violent et va même jusqu'à violenter sa fille. Celle-ci lui appartient puisque c'est sa fille..
Il faudra que ce père aille au bout de sa violence pour que sa fille réagisse enfin.
Cinéma                Breaking the waves                                                                                                                                           Lars Von Trier
Film danois de Lars Von Trier sorti en 1996. Grand Prix au festival de Cannes 1996.
Breakink the waves = briser les vagues. C'est l'héroïne du film, Bess, qui va briser les vagues du conformisme, peut-être jusqu'aux limites de la "simplicité d'esprit", de la folie même, de la sainteté...?
Bess, femme enfant (merveilleuse Emily Watson), vit dans un village très "puritain" au nord de l'Ecosse. Elle va épouser Jan, qui travaille sur une plate-forme pétrolière. C'est bien sûr le grand amour, l'amour-passion. Mais Jan va se blesser gravement sur sa plate-forme et se retrouve complètement paralysé.
Film à la fois grandiose et austère, où le carcan de la religion joue un grand rôle.
Cinéma                  La maison des étrangers                                                                                                                           Joseph Mankiewicz
Film américain de Joseph Mankiewicz sorti en 1949.
Film noir et blanc, au style très "moderne" pour son époque. Les dialogues sont toujours très vifs, les décors, bien qu'en noir et blanc, que ce soit la banque ou la maison du père, sont magnifiques.
L'histoire se passe dans le milieu italo-américain de New-York et l'on n'est pas très loin de celui de la mafia. Le père, Gino Moretti, immigré italien, d'abord simple coiffeur, a fondé une banque certes fort prospère, mais pas toujours très honnête... Trois de ses fils sont à son service, un peu méprisés par leur père mais en attente de l'héritage. Le quatrième fils, Max, le préféré du père, sort de prison et veut reprendre sa place...
Cinéma              La pianiste                                                                                                                                                                Michael Haneke
Film franco-autrichien de Michael Haneke sorti en 2001. Le film a obtenu le grand prix du jury au festival de Cannes en 2001, ainsi que le prix d'interprétation masculine pour Benoît Magimel et le prix d'interprétation féminine pour Isabelle Huppert.
L''héroïne, Erika Kohut, professeur de piano reconnue et admirée au Conservatoire de Vienne, souffre en fait d'une profonde névrose sexuelle. Un de ses élèves, le beau Walter Klemmer (Benoît Magimel, tombe amoureux de son professeur. Celle-ci va alors essayer de l'entraîner dans ses délires masochistes.
Film psychologiquement très dur où seule la musique divine de Schubert apporte un peu d'air frais.
A noter la belle prestation d'Annie Girardot dans le rôle de la mère d'Erika.
Cinéma             Léviathan                                                                                                                               Andrei Zviaguintsev
Film russe de Andrei Zviaguintsev sorti en 2014. Prix du scénario à Cannes en 2014.
Immense déception que ce film de Zviaguintsev après les chefs d'oeuvre présentés ici que sont "Le retour" et "Le bannissement". Le film est très long, beaucoup trop long (2h15)... Le réalisateur veut montrer la corruption généralisée qui règne en Russie, avec la complicité de l'église. Cela, on le comprend très vite. L'alcoolisme et la vodka y font des ravages... Cela aussi on le comprend très vite.
Le mécanicien Kolia, son épouse et son fils vivent dans une maison sur la côte de la mer de Barents. Cette maison, il l'a construite de ses mains. Mais le maire de la ville veut s'en emparer pour construire un "centre de télécommunication".
Ce maire est une sombre crapule et il ne reculera devant rien pour expulser Kolia.
Et finalement, ce n'est pas un "centre de télécommunication qui sera construit mais... une église. Toujours cette collusion de l'église et du pouvoir, partout et toujours.
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